24 septembrie 2005

Souvenirs: Les foins de mes vacances


<----Tata Ion en 2004, à 84 ans.

Ces temps - et la cause doit être ce grand changement que nous préparons - il y a énormement de souvenirs de mon enfance, que je pensais enfuis à jamais, qui reviennent.

Il y a deux jours, je me suis rapellées mes premières grandes poupées. Zamfiroiu était brune aux cheveux légérements bouclés et avait une robe couleur des granates, en velours. Otilia, que l'aimais moins, était un poupon blond.

Hier je me suis rappéllées les matinées d'été où Tata Ion, mon papi, partait faire les foins. Pour s'assurer d'une bonne journée de travail, il fallait qu'il fasse beau. Il se réveillait à 4h, s'occupait des animaux, fixait le faux, la fourche, la herse en bois léger sur son vélo. Le sac avec les répas du jour fixé sur le porte-baggages, à côté de la gourde ou le bidon d'eau, il partait pour la journée. Il disait qu'on coupait mieux les herbes quand la rosée les rendait encore très fraîches, alors que plus tard, la chaleur allait les défraîchir.

Les jours quand nous avions envie d'aller l'aider (heu, parfois on avait pas envie mais Mama Lena, ma mamie, insistait un peu) on lui portait un déjéuner chaud. Alors, nosu étions très fières de voir qu'il appréciat, alors qu'il travaillait déjà déjà 5-6 heures de travail, qu'on ait pensé à lui.

Les parcelles à foin sont, de tout evidence, en dehors du village et souvent il y avait des collines à monter. Un trajet par forcement facile poru des gamins de 10-14 and. Souvent on trouvait de l'eau de source sur place : soit des petites sources avec juste un tuyau sortant de la terre, soit un simple trou en terre, dans un endroit ombragé. C'était pas une des mes escapades préférées, que d'aller jusqu'à la source la plus proche ; mais une fois sur place, quel bonheur de découvrir, par un jour souvent très chaud, la fraicheur de l'eau !

Dans le paysage valonné, clairsémé d'arbres, on voyait des villagéois travailler sur les parcelles voisines. Ils s'adressaient souvent la parole par délà le champs. Les enfants n'étaient jamais ignorés, ils avaient toujours un bon mot pour nous. Contrairement aux idées recues, les adultes ne chantaient pas. En révanche, on s'envoyait de blagues ou parfois de potins, des nouvelles d'un parent vivant dans un autre vlllage, par dessus les champs. C'était beau à voir : les hommes, sourtout ceux vennant des villages plus isolés, avec leurs pantalons blancs faits-maison, maniant les faux. Les femmes portaient et portent encore de grandes jupes. Les femmes fauchent rarement. Leur rôle est d'eparpiller les herbes coupées et de les tourner pour les sécher, puis de s'occuper du ramassage. Tous portent de beaux chapeaux de paille. Nous, les enfants, on donnait un coup de main en jouant.

A midi, les jorus sans déjéuner chaud, on mangéait de la saucisse séche ou du saindoux fumé, en tranches (nommé slănină en Roumain...un produit que j'ai rétrouvé en Allemagne, mais nulle part ailleurs). Il y avait du bon fromage de brébis, à peine fermenté, le caş, ou alors du fromage frais, proche de la feta, nommÂe telemea. Des tomates, poivrons, du pain souvent fait dans le grand four, par mamie. On trouvait parfois de prunes, sur place, ou des pommes primeurs. Les hommes avait parfois un petit flacon de ţuică, une eau de vie dont la version internationale la plus proche est la grappa. Mon grand-père ne touche plus à l'alcohol, et cela depuis plus de 30 ans, mais il prennait toujours soin d'en prendre avec lui, s'il avait des ouvriers ou un de mes oncles pour l'aider. Jamais je comprendrais comment ces paysans résistent au travail trés difficile, à la chaleur, tout en avoir bû une ou deux dizaines de ml de cet alcohol.

Il faut deux à trois jours de travail pour une bonne parcelle de foins. Et, selon les années, il y avaient deux, rarement trois 'r'ecoltes'. Avec ma soeur ou mes cousines, nous aidions au séchage. On maniait les fourches en bois ou de légères herses en bois que Tata Ion nous avait confectionné. Ensuite il s'agissait de faire de petites bottes, en fin de journée, afin que la rosée de la nuit ne mouille pas trop les foins. Cette partie du travail était un de mes grands plaisirs : je pouvais faire presque ce que je voulais, il y avait peu de chances que ces bottes soient trop mal-fichues. Le lendemain Tata Ion, qui s'y rendait souvent pour faucher une autre parcelle, ou alors Mama Lena, acconpagn'ee par ses ni'eces, commencait par éparpiller les bottes provisoires. Encore une journée de séchage et on pouvait rammasser les foins et les monter en grosses bottes bien tassées, qui pouvaient attendre le jour du transport. La technique pour faire ces botte dépend de la région.

Quand je retourne en Transylvanie, je remarque encore, souvent, qu'en montagne elles sont légérement différentes ..ce doit être une question de prévention contre les vents et les précipitations. DÂailleurs, il y a dans ce monde peu d'autres paysages qui me vont autant au coeur que celui des paturage, en zone de collines ou de montagne, clairs'em'es des bottes de fois, qui etendent leurs longue sombres dans la lumi*eres douce comme le miel d'une soir'ee de fin d''et'e.

Le jour du transport des fois c'etait le bonheur. On partait en chariot tiré par un ou deux chévaux. Aux époques quand mes grands-parents possédaient eux-mêmes un chéval, il arrivait qu'on se rende tous les jours en chariot. Le cheval passait alors la journée à brouter et - si c'etait une bete plutot sage - a courrir pas trop loin. Sinon, c'était un voisin, ou rarement un de mes oncles, qui nosu empruntait un ch'eval, le jour du transport vers la maison. Le foin était bien fixé sur le chariot...Pour l'occasion, les quatre rues etaient surmontees dÂune plate-forme ; un long bout de bois bien poli (un tronc d'arbre ecorché) servait comme axe au chargement. Des chaines, passées en dessus du chargement, le fixait. Si le chemin était plat ou descendait en pente douce, conducteur et passagérs, on grimpait sur la botte, C'était un autre de mes grands bonheurs...m'allonger dans le foin, tout en haut du chariot, bavarder et regarder le ciel et les sommets des arbres, se faire bercer par le trot des chévaux. Mais une fois à la maison il fallait décharger, et personne n'allait diner ou se réposer tant que le foin n'était bien á la place, au grenier ou empillé dans une immense botte d'hiver, dans le jardin. En hiver, vaches et chevaux allaient se r'egaler.

22 septembrie 2005

Noutăţi


Ieri am primit prima evaluare, de la A.M.S Atlantic, a costurilor mutării. Cu permisul de parking pentru container şi elevatorul exterior, care va coborî cutille de pe balcon pe trotuar, suntem la 6250 euro. La aceştia se adaugă 3% din valoarea declarată a conţinutului, pe care trebuie să o decidem. Vom depăşi deci bugetul alocat de departament.

Aştept a doua evaluare de la Crown si sper de la Schneider, care este bazat in Stuttgart, care au trimis aici acelaşi partener pentru a evalua volumul, înainte de a lua o decizie. Schneider avea cea mai bună ofertă. dar Crown sunt cei mai cunoscuţi si se pare serioşi.

Azi dimineaţă a sosit un email de la responsabila secţiei franceze de la şcoala unde dorim sa mearga fetiţele. Amândouă sunt acceptate : I. in year 2 (care correspunde clasei I) si K. în year 1, care corespunde une Vorklasse germane sau unui an pregătitor. Vor merge la Richmond Road school care este la 10 minute de centru (15 de universitate) şi vor avea 4 zile pe săptămînă ore în franceză şi o zi în engleză. Mme V. responsabila secţiei, propune să le ia din noiembrie cînd ajungem, ca să îşi cunoască clasa, colegii şi sa se poată întâlni cu ei in timpul vacanţei de vară. Se pare că în mod voluntar copii pot fi înscrişi la un program suplimentar de lectură în engleză, de 30 minute pe zi în timpul anului şcolar. Madame V. afirmă că există programe excelente pentru învăţarea englezei pentru copiii nou sosiţi la Auckland. Mesajul ei a fost foarte amabil şi era evident ca soarta copiilor o precupă.

Probabil că, o dată ajunşi la Auckland ne vom oferi 2 săptămîni de vacanţă pe plajele şi colinele de pe Waiheke. Apoi poate că fetele vor merge două săptămîni la şcoală, înaintea vacanţei mari, care ţine din 20 decembrie pînă în 6 februarie. Oricum, şcoala e numai de dimineaţă.

Astăzi încerc să îmi fac un CV orientat limbi străine, ca să postulez oentru un job de prof de franceză într-o şcoală de limbi pentru adulţi. Tot azi trebuie trimis şi contractul lui P., semnat. Iar mâine cred că merg la ambasadă.

Nouvelles de Bella



Enfin du temps pour donner des nouvelles.

Tout d'abord, les parents de Bella ont eu - le samedi passé - une merveilleuse surprise. Non, malheuresement Belle n'est pas guerrie par miracle, mais grâce à Gabriela, sa marraine, une emission de diverstissement à trés grande audience à difusé quelques minutes sur le cas de Bella. Mieux encore, Rodica et Adrian ont été invités sur le plateau et ont pu témoigner. A la fin de leur stémoignages, l'animatrice (merci Andreea Marin et l'équipe de production de "Surprises, Surprises") leur a présenté un cheque de plus de 7000 euro, de la part d'une entreprises fabriquant des tissus, "Dacia Textil". Deux autres dons de 1000 euros chacun ont été promis par deux autres compagnies. Un producteur d`aliments pour bébé a promis le lait et céréales nécessaires à Bella dans les deux ans à venir. Les diverses chaînes de la télévision publique roumaine (TVR) se sont mobilisées pour aider aussi dans les démarches liées aux passeports (l'adoption n'étant pas encore prononcée il est très difficile de partir à l'étranger) et ont arrangé un transport gratuit avec TAROM. Les donateurs privés se sont mobilisés aussi. Prés de 3000 euros via internet et des promesses de don pas encore encaissées aprés l'émission "Surprize, surprize". Gabriela devra faire une mise a jour de tout ca sur le site de Bella, dans la semaine à venir. Aujourd'hui, Bella passe sur une chaîne privée, Acasa, dans une emission intitulée "Histoires vraies". A Saint Luc ont attend seulement l'arrivée du virement bancaire pour recevoir Bella. Ils devront être à Bruxelles vers le 10 octobre, si tout va bien.

Ces jours, il m'arrive rarement d`être fière de mes compatriotes, pris en général, mais pour Bella ils se sont mobilisés d'une admirable manière.

Mais Gabriela Ammendola, qui en courant pour Bella n'a même pa sue le temps de finir les démarches d'enregistrement de son association de parents adoptants, a deux atres cas sur les bras. La copine de chambre de Bella, à la section de cardiologie Târgu-Mures, s'appèle Marie et a 6 mois. Après l'abandon de Bella et jusqu'à ce que Rodica puisse la rejoindre, Theodora, une mère célibataire de 20 ans, la maman de Marie, s'est occupé des deux petites. Maintenant, on a dit à Theodora que son bébé mourrait et Gabriela fait des mains et des pieds pour qu'elle puisse consulter à l'étranger. Si l'affection dont souffre Marie est opérable, avec l'aide d'une compatriote vivant en Bélgique, nous allons démarrer les démarches afin que Marie soit recue par le Mécénat de chirurgie cardiaque, à Paris.

Si j'admire l'energie de Gabriela et si sa gènérosité et celles de mes compatriotes me vont droit au coeur, je ne peux m'empêcher de penser que le système medical roumain est dans un état inqualifiable. Entre le manque d'argent et la corruption se greffe le manque d'humanité de certains cadres sanitaires, et voilà les familles obligées de se battre - contre tout un système - pour sauver les êtres chers.

16 septembrie 2005

Déménageurs


Ca y est, deux visites d'évaluation aujourd'hui. Je me suis lévée à 4h pour trier des cartons et nettoyer aprés le départ des tornades à l'école. P. a fait le 'taxi' aujourd'hui, par la pluie, et avec K. ils se sont arrêtés admirer les ecureuils près de l'école d'I. Il parraît qu'ils ont vus 5.

On souffle, j'avais bien estimé le volume, ca va nous faire un bon container de 20 feet (33 mètres cubes). On recevra la dévis final la semaine prochaine. Esperons qu'avec l'accés via élévateur et les autres particularités du lieu, on ne dépassera pas le montant prévu pour cette partie du déménagement.

Les deux compagnies qui sont passées sont des parténaires/sous-traitants de A.M.S Atlantic et de Crown relocation Entre les deux, j'ai eu un dévis initial plus avantageux avec AMS, mais on verra bien. Les deux soustraitants sont Focus Moving et Plischka Möbeltransporte. J'imagine qu'il y aura un autre sous-traitant côté Auckland. Il faudrait que je m'en assure. L'avantage de prendre de déménageurs est qu'ils s'occupent de tout, de l'autorisation de police pour déposer le container, aux déclarations de douanes. Le désavantage est que les côuts grimpent. On pourrait économiser près d'1/3 sur le prix total en emballant, chargeant et déchargeant nous-mêmes le container. Un ami de Serge, mon ami, grand chef et webmaître du Café Gourmand, me propose un dévis pour cette option, aux alentours de 4300 euros. Mais priez que le dévis final soit dans les 6000 euros alloués par le département de P. ! Il nous restera alors plus que les billets d'avions à acquitter ... de nos poches, s'il vous plaît !.

J'ai appris plusieurs choses sur la facon d'emballer pour le frêt maritime, en outre que les cartons sont á triple canellure et concus de manière à remplir le container (3 sur la hauteur et 5 sur la largeur), afin que le contenu n'y bouge pas. Les meubles sont enveloppés dans du film plastique à boules, mais ayant une couche de papier qui va côté meubles. Je n'ai pas démandé pour les appareils ménagers, grrr. Il y a de cartons 'matelas' qui servent aussi aux vélos ; les cartons pour les livres sont moitié moins grands que les cartons standard mais déjà, remplis, ils pésent dans les 25 kilogrammes.

Nous devons réfléchir sur le montant de la valeur à déclarer, côté assurances. Des idées ? Mais j'ai déjà comme un sentiment que les photos et autres petits souvenirs de famille, irremplacables, iront dans un baggage à main.

11 septembrie 2005

Agenda

Problema cea mai dificilă când organizezi un mutat, oricare ar fi el, este acceea a organizării unui calendar realist, în primul rând, şi a respectării lui. Ori la un mutat internaţional unde zeci de mii de kilometri separă cele două locuinţe, e preferabil să nu faci nici o greşeală...

Agenda de mai jos este întâi de toate de *uz intern*, dar o fac publică in ideea ca ar servi, cândva, şi altor curajoşi. Ideea organizării mi-a fost sugerată de o cunostinţă care are 14 mutări la activ (Merci Veronique !) şi constă în a începe din data plecării şi a urca în trecut pînă când totul este organizat, şi a respecta absolut fiecare punct de pe agendă.

Agenda provizorie

Mi, 17 noiembrie:
- avionul de la Frankurt sau Londra, spre Dubai/Singapore şi Auckland.

Ma, 16 noiembrie:
- predarea apartamentului (ultima zi de şcoală si gradiniţă, respectiv serviciu)

14-16 noiembrie :
- curăţenie şi reparaţii în apartament.

Lu, 14 noiembrie
:
- încărcarea containerului, mutat seara la prieteni
- alimentele perisabile la prieteni

Du, 13 noiembrie:

- valizele cu lucrurile de luat cu noi în avion, o valizeta cu toate actele
- ultimele lucruri în cutii
- spălat bicicletele cu furtun cu presiune/vapor fierbinte (specific NZ) şi împachetat imediat
- decongelat şi golit frigiderul
- ambalat bucataria

Sa, 12 noiembrie:
- demontat mobilele din salon, dormitor, culoar, lăsat doar patul fetiţelor
- ultimele cumpărături de cutii, bandă adezivă, etc.
- scos bateriile din aparate, ambalat

Vi, 11 noiembrie
:
- spalat talpile papucilor de strada/casa cu vaporetto si impachetati toti impreuna (tipic NZ)
- dat florile
- impachetat cartile, discurile, lasat numai citeva discuri copii
- scos bateriile din aparate, lipit cu scotch pe ele telecomenzile

Joi, 10 noiembrie
- spalat pernele de pene, uscat in uscator, impachetat in saci de plastic, etichetat si numerotat
- ambalat jucariile fetitelor, lasat strictul necesar (1 cutie)

Miercuri, 9 noiembrie

20 octombrie
- spalat saltele de pa daca este posibil

17 octombrie
- desfacere contracte gaz, electricitate, telefon mobil, ... emailuri

30 septembrie-16 octombrie:
- eventuala vizita in Romania si permis de conducere
- tradus acte, reparati dinti adulti

Luni 19 septembrie
- imprimat etichete

Duminica 18 septembrie


Sambata, 17 septembrie
- facut etichete cutii: provenienta (camera), destinatie, continut, numar
- cumparat scotch colorat


Vineri, 16 septembrie
- triat hartii (de terminat)
- trimis dosar AVS
- triat hainele de iarna
- cutii de trimis in Romania, cutii de dat, cutii de 'toamna'
- spalat hainele de iarna care au nevoie

Joi, 15 septembrie
- decis companie relocation
- cumparat bilete
- verificat datele cu compania de relocation
- cumparat plicuri transparente tip 'congelator'
- triat hartiile


Miercuri, 14 septembrie
- adunat actele pentru traduceri (certificate de nastere, casatorie, diplome, foi matricole,...)
- cerut cazierele din tarile une am locuit (inclusiv pentru copii)
- informatii privind pensia germana
- gasit un steuerberater bilingv
- sedinta cu parintii (informat plecare, eventual intrebat steuerberater)
- preaviz apartament
- trimis dosar ZAV

Marti, 13 septembrie
- mers ambasada NZ
- facut dosar ZAV
- decis data plecarii si traseul
- adunat contractele vechi de lucru
- cerut recomandari de la fosti/actuali sefi

Luni, 12 septembrie
-
completat formularele de ambasada
- completat formularele AVS
- telefonat companii de relocation (e mai rapid decit emailul) pentru a fixa vizitele de evaluare a volumului
- facut poze copii
- obtinut adeverinte de adresa de la Burgeramt (3 exemplare adulti, 1 exemplar copii)
- scris/telefonat la universitatile respective pentru diplomele lipsa
- telefonat ZAV-Reinsertion
- adus diplome de la uni
- cerut cartoane/cutii mari (Cafe Kamee)
- telefonat rendez-vous oftalmolog, pediatru, ortoped
- cumparat pantofi toamna I.
- cumparat telefon nou

Duminica, 11 septembrie
- triat balcon si lucruri de BB, pivnita
- pregatit dosare rambursari (deplasari profesionale diverse)
- decis cine isi face permisul de conducere
- decis in privinta vizitelor in Romania
- cumparat bilete Ro
- facut bugetul mutatului



10 septembrie 2005

Contractul, organizare, bilete de avion

Acum aproape două săptămâni a sosit oferta de lucru de la Auckland. P. are o ofertă pentru doi ani, dar cu promisiuni de prelungire, şi certitudinea că alte posturi vor apărea în departamentul lui în aceşti doi ani.

Am cerut al treisprezecelea salariu în avans pentru a putea cumpăra biletele de avion pentru toata trupa. Va veni probabil în două-trei zile, graţie şefei lui de la Berlin.

Astăzi am scris în sfârşit diverselor companii de mutări internaţionale pe care le contactasem pentru devize, pentru a fixa vizite la domiciliu.

Cele două voiajuri la Auckland (în februarie si iulie) ne-au ruinat dar erau, fiecare la timpul lui, necesare. Privind în urmă, poate eu aş fi putut evita primul voiaj).

Într-o mutarea de amploarea acesteia, la antipozi, vor apărea şi alte cheltuieli neobişnuite, în plus de mutatul lucrurilor cu un container (fret maritim) şi de biletele de avion. Pentru a le minimiza, sau compensa, este nevoie de o organizare extrem de strictă. Mâine pun un calendar care va trebui respectat extrem de strict dacă vrem să reuşim plecarea aceasta.

Între timp, fetiţele vorbesc tot mai des despre mutare, sau cum spune K. despre ki-wi-land.

I. se descurcă bine la şcoala, şi în plus de distanţele care ne vor separa de familia 'europeană', al doilea lucru pe care îl voi regreta este şcoala primară excelentă, secţia Europaschule de la Regenbogen Grunschule, Neukolln, Berlin.

05 septembrie 2005

La mulţi ani Bunicii L. si lui Mamie !!!!

Astăzi este aniversarea lui Mamie D. şi pentru că Mamie a decis - în sfărşit - să îşi facă timp pentru ea însaşi, nu reuşim sa o avem la telefon. Aşa că, draga noastră Mamie D., îţi dorim o aniversare plină de bucurii şi la Mulţi Ani fericiţi.

În 1 septembrie a fost aniversarea Bunicii L.. Cu întârziere dar cu mult drag, vă dorim cu toţii La Mulţi Ani cu multă sănătate şi să vă vedeţi strănepoatele mari şi cuminţi.

29 august 2005

Ghid NZ

Sâmbătă am scris în blog despre Bella, o bebeluşă de 2 luni, orfană, atinsă de o gravă boală cardiacă, pentru care nişte necunoscuţi se bat să o salveze. Găsiţi pagina ei web aici.

Pe forumul desprecopii.com găsiţi povestea Bellei şi a luptei pentru viaţa ei. Dacă doriţi să faceţi o donaţie sau aveţi vreo idee pentru a ajuta la strângerea celor 10 000 de euro de care este urgent nevoie, toate informaţille sint pe pagina web. Am scris un mesaj în franceză, de publicat pe forumurile unde mai bântui si de trimis prietenelor mele, sper sa ajute ! Poate
faceţi acelaşi lucru cu forumurile pe care le frecventaţi si cu corespondenţii vostri ?

Ieri am cumpărat un ghid intitulat "The New Zealand relocation and immigration report", adică "Raport despre mutarea si imigrarea în Noua Zeelandă". M-a scuturat de 34 de dolari, dar pare sa îi merite, deşi este scris mai ales pentru americani. Sper să îl termin de citit astăzi.

Săptămâna aceasta trebuie să facem primul triaj al lucrurilor de mutat si să trecem pe la ambasada kiwi de pe Friedrichstrasse, pentru a vedea ce acte mai trebuie pentru vize. Apoi urmează să fixăm datele de rendez-vous pentru ca diverse companii care fac mutări in NZ să vină să evalueze volumul de mutat. Fără o vizită nu pot să calculeze un deviz definitv. Deocamdată, devizele estimative sînt de minimum 200 euros/metru cub.

28 august 2005

Bella

Aujourd'hui je dois vous parler de Bella.

C'est une histoire d'Amour et d'espoir. Et pour que cela finisse en beauté, elle a besoin de vous !

C'est l'histoire de deux merveilleuses femmes qui sont tombées amoureuses d'un petit bout d'homme, ou d'ange, et qui se battent pour la sauver. Cela se serait passé autrement dans tout autre pays, mais pour que les choses soient aussi difficiles que possible, ça a dû se passer en Roumanie.

Bella est née un jour de Juin 2005. Une magnifique petite fille que sa mère, à la fois pauvre et malade, ne pouvait pas elever. Elle allait être confiée à l'assistance publique. Parler de l'assistance publique roumaine, les journaux du monde entier s'en chargent. Il y a eu énormément de progrès depuis 15 ans, mais ce n’est toujours pas ça, dans un pays manquant encore cruellement de moyens. Un pays qui n'aurait pas dû être pauvre, si ce n´était grâce à la corruption qui gangrène ses structures depuis 15 ans.

Dans tout système décent, il y aurait eu soit une structure d'état, soit une structure caritative pour prendre en charge la famille d’un tel enfant. En Roumanie, Bella était la condamnée à mort.

Et pourtant, ce fût la chance de Bella !

C'est grâce à cela qu'elle a croisé le chemin de Gabriela, qui allait devenir sa marraine.

Vous vous demanderez peut-être quel lien avec la Nouvelle Zélande ? Il est plus qu'indirect, puisque je l'ai croisée, Gabriela, sur un forum dedié à la NZ et à l'Australie, mais j'espére la rencontrer en vrai un jour et lui dire à quel point sa lutte est extraordinaire.

Gabriela Ammendola, fondatrice d'une association de parents adoptifs, a rencontrée Bella dans les chambres de néonatalogie d’une maternité de Bucarest. Elle a commencé par s'occuper de la mère, sachant que celle-ci comptait sortir très bientôt de l'hôpital en y laissant son bébé. Gabriela a rassemblé quelques autres personnes afin d'essayer d'offrir à la mère des conditions aussi bonnes que possibles (matériel, un peu d'argent, un logement dans une structure montée par un prêtre, pas loin de la ville d'origine de cette femme) afin qu'elle ne confie pas sa petite.

C'est seulement quelques jours plus tard que Gabriela a appris (secret médical oblige) - la très grave maladie que la petite héritait, une malformation gravissime du coeur. Et c'est seulement alors que le vrai combat a commencé. Dans un pays où, faute d'un système d'assurances médicales rodé, même les soins à un bébé gravement malade se monnayent, elle a commencé par obtenir le transfert de la mère et du bébé dans le meilleur département de chirurgie cardio-vasculaire de Roumanie, à Târgu-Mures.

Elle s'est battue des jours durant pour que la petite soit transférée en hélicoptère et pas dans sa propre voiture ; c'est ce que lui suggérait les la maternité, en invoquant l'état stable du bébé. Quelques batailles plus tard, le bébé y était pris en charge par une bonne équipe de docteurs, mais entre temps son état s´était beaucoup aggravé.

Comme sa malformation induit une inondation du poumon avec le sang qui regurgite du coeur, elle avait fait une pneumonie, elle était cyanosée, se fatiguait en tétant rien que 20 ml de lait. Sa mère, touchée par la même malformation que son bébe mais dans un bien moindre degré, ne parvenait plus à s'en occuper. Il n'était pas question pour Gabriela que la petite soit tout simplement confié à l´assistance publique. Partir dans cette voie n'aurait pas signifié lui trouver une famille d'accueil, comme l'espérait sa mère biologique, mais la condamner à vivre en orphelinat. Ce que revenait à la condamner à mort.

C'est alors qu'a commencé une autre bataille, qui allait être gagnée grâce à Rodica, une amie de Gabriela. Puisque Gabriela avait décidé de faire baptiser la petite, Rodica Ionescu devait être la seconde marraine. Elles sont allées ensemble à l’hôpital de Târgu-Mures, où un prêtre s’était déplacé pour officier.

Entre Rodica et Bella ce fût le coup de foudre. Avec son mari, Adrian, ils ont décidé, alors qu’ils étaient en cours d'adopter une petite de 5 ans, d’adopter également Bella. Ce couple venait d'acheter une maison pour la famille élargie. En attendant qu'elle se libère, ils ont rapidement loué un trois pièces qu'ils ont dû meubler en hâte, pour correspondre aux exigences de l'enquête sociale concernant la future vie des deux puces. C’était une course contre la montre, contre la mort aussi.

Une foule de démarches juridiques plus tard, Rodica et Adrian Ionescu avaient la tutelle de Bella, en vue de l'adoption. La petite était remise de sa pneumonie et prête pour la première opération d'une série de trois interventions chirurgicales.

Pendant ce temps, ils avaient fini par dépenser leurs économies, eux-mêmes tout aussi bien que la famille de Gabriela, en matériel, médicaments, trajets en train, nuits à l'hôtel de la ville où la puce était internée, argent aux aides soignantes et infirmières débordées (il y avait une seule personne pour un étage d'hôpital de cardiologie en service de nuit !) pour les inciter à s'occuper correctement du bébé.

Une fois la tutelle obtenue, Rodica a pris des vacances pour être jour et nuit près de la petite, en vue de l'intervention chirurgicale. C'est alors que, suite aux derniers examens préopératoires, on a découvert que la malformation de Bella était encore plus grave que ce que l'on pensait. L´équipe a refusé de s'assumer le risque d'opérer. Ils ont recommandé une transplantation cardiaque ou coeur-poumons, à l'étranger : cela ne s’était jamais fait en Roumanie sur un aussi petit bébé.

Alors que Rodica restait à l'hôpital pour apprendre à soigner Bella, Gabriela a remué ciel et terre pour trouver des conseils auprès des spécialistes.

Parmi les hôpitaux qu’on lui avait recommandés il y avait Saint Luc à Bruxelles. Elle est allée les voir avec le dossier médical ; et l'espoir a commencé à renaître.

L'hôpital a confirmé le diagnostique initialement posé en Roumanie : trois opérations successives peuvent sauver Bella.

De retour en Roumanie, Gabriela et le papa adoptif de Bella ont obtenus tous les documents nécessaires pour faire voyager le bébé.

Bella est maintenant à Bucarest ; sa maman adoptive et la petite viennent de sortir de l'hôpital. Vu l'urgence de cette intervention, qui doit absolument se faire dans le mois à venir, Saint Luc les prendra en charge dès que la somme nécessaire à la première opération, 10 000 euros, serait réunie.

Et c'est là que nous avons besoin de vous, que Bella a besoin de vous, tous autant que vous lisez !

Voilà ce que Gabriela écrit sur son site:









Elle est orpheline.
Elle a croisé mon chemin.
J'en suis tombée amoureuse.
Je lui ai donné l'espoir de vivre...
Je lui ai trouvée une famille.
Ils l'ont aimée du premier instant.


Nous avons besoin de vous car, seuls, nous ne pourrions la sauver.


Bella

Nous l'appelons Bella, elle a deux mois et souffre d'une grave malformation cardiaque congénitale. Malgré la gravité de son état, deux gens merveilleux souhaitent lui offrir une famille. Pour que cela devienne réalité, Bella doit vivre.
Sa vie coûte 10 000 euros.

Bella doit être opérée dans un mois maximum !

Si vous souhaitez faire circuler ce message, si vous avez des pistes à suggérer pour lever des fonds, ou encore vous souhaitez donner quelques euros, ou tout simplement écrire un mot d'encouragement pour ces merveilleux gens, le moindre de nos gestes peut les aider dans cette lutte. Merci pour eux !

Liens:

Site de Bella avec copies des documents médicaux et renseignements pour les dons
http://bella.netfirms.com/fr.htm

Un lien confirmant l'authenticité du cas devrait être publié cette semaine là: http://www.unesco.co.uk/

27 august 2005

L'annonce aux filles et agenda déménagement

Berlin, 26 août

Tout d'abord, des excuses aux francophones, qui devraient decouvrir un blog francais manquant d'accents. Je ferai de mon mieux pour corriger cela dans les jours à venir :). Coté contenu, il y a rien pour l'instant entre le 10 mars et le 27 aout, mais patience, ca viendra.

Plein d'eau a coulé sur la Spree depuis mes hésitations et interrogation du debut mars. Cinq mois, un second voyage à Auckland (qui est belle meme en hiver) et beaucoup d'autres interrogations plus tard, on a (mine de rien) annonce aux filles, qui revenaient des vacances chez mes parents, que nous partirions chez les kiwis. P. leur avait parlé avec beaucop d'enthousiame depuis notre retour fin mars, donc cela n'était pas une surprise pour elles. Ce n'était pas forcement la meilleure idée (d'un point de vue psychologique) que de parler d'un depart, alors qu'il restait encore hypothetique. Mais cela semble avoir aid'e, en fin de compte. Si elles ont les meme réactions que moi il y a 25 ans, je pense qu'elles seraient même un peu decues si - par un accident ou autre - on ne partait plus. Depuis l'annonce, et pour l'instant, elles en parlent très sereinement. On cause de ce que nous n'allons prendre avec nous, de comment le container sera chargé ; de leur future école, de comment garder le contact avec leur amie J. et avec les nouveaux copains de classe d'I. Elles se posent plein de questions, mais sont plutôt sereines pour le moment et cela me rejouit beaucoup. Cela va très probablement pas nous epargner des larmes plus tard, mais nous serons presents pour elles.

Pour ma part, je suis moins sereine ces jours. Je ressens le besoin de faire un agenda parfait pour les demarches liées au demenagement, puisque le timing sera serré. Il y a enormement à faire : des visites chez les (arrière)grands-parents, à mon permis de conduire. D'où un certain niveau d'angoisse. Effectivement, si le contrat de P. arrive en debut de semaine prochaine (nous avons appris hier qu'il était pret), cela donnerait un cote officiel à l'affaire et on devrait commencer a avancer le processus. Jusque la, il y a le premier tri des affaires a donner/jeter qui doit etre fait et des rendez-vous a prendre, pour l'evaluation du volume à demenager.

11 martie 2005

Vivre a l'autre bout du monde ?

Auckland, 10 mars

Plus loin de nos 'chez nous', ce ne serait pas possible ;)
Et pourtant c'est ici que monsieur mon mari aimerait habiter.

Ce n'est pas que je n'aimerais pas, c'est un pays fabuleux que le pays des oiseaux kiwi. Auckland est une ville moderne qui bouge (je ne peux pas juger de a la qualite des manifestations culturelles mais il y en a foule), alors que la vie en NZ est de facon generale assez facile.
Criminalite assez reduite il parrait (en tout cas il y a pas plus d'un pepin par jour et il passe aux nouvelles nationales :( ..), acces facile a la propriete, marche de l'emploi en croissance, chomage vers 4%...bonne politique d'immigration (residence permanente des le debut et nationalite en 2-3 ans, mais il y en a qui ont reussi a l'avoir un 1,5 ans).

Climat tres agreable, mer a 2 pas avec e-nor-me-ment de bateaux de plaisance... Iles magnifiques a paysage sauvage, ou mediteraneen puisque de vignes et oliviers y poussent. Nourriture assez saine,
dans ces contrees ou peut y pousser ... pas de vache folle, pas de fievre afteuse, je sais pas pour le poulet fou ... peu de pollution, gouvernement d'orientation assez verte il me semble ...ou en tout cas
raisonnable, qui s'oppose en tout cas a l'ouverture d'une 1ere centrale nucleaire. Un pays multi-culturel.

Si ce n'etait pas cette distance, cet eloignementd de tout ..., je dirais oui les yeux fermes tout en etant realiste en sachant que les mauvais cotes, on va les decouvrir aussi. (Je me demande deja si un
hiver a 12 degres comme temperature minimum mais certainement venteux et pluvieux me plairait ? ;)

Mais la, je n'arrive pas a reflechir comme il faut (d'ou aussi mon silence ces jours).

Mon analyse et l'image que j'ai du pays sont tres superficielles.

Je suis incapable de chercher les mauvais cotes pour les mettre dans la balance...et pourtant P. va postuler aujourd'hui pour un job permanent (CDI) de lecturer, avec il parrait d'assez bonnes chances de
l'avoir. Le poste a ete annonce a notre arrivee ici et on lui a demande s'il comptait venir au cas ou il etait pris. Il savait pour mon hesitation d'aller vivre a Adelaide. P. travaille tres bien avec son collegue d'ici, en 10 jours ils ont sorti ensemble un resultat assez interessant en geometrie hermitienne... Le job est assez bien paye par ailleurs, avec promotions rapides, et permettrait l'achat d'une maison, etc, avec, dans le paquet 1 voyages par an, en Europe, pour toute la famille, ...
Sans parler de bonnes chances que j'aurais a trouver un poste.

Pour zhom tout est clair, pour aller voir la famille, a la place de 24 a 34 heures en train comme nous faisions au debut de notre vie etudiante ou comme j'ai fait meme il y a 2 ans avec les filles... on va les faire en avion. Point.

Et il me dit d'ores et deja qu'il serait tres decu, terriblement meme, de ne pas l'avoir, ce job. Dans sa tete il a presque demenage. alors que je me pose des miliers de questions !! Au fait, je ne m'en pose meme pas, il y a une hesitation tres claire, mais qui ne s'exprime pas en mots.

J'ai prevenu ma famille, en leur disant mes doutes quant a la distance qui nous separerait. Ils m'ont dit qu'ils n'entraient pas en ligne de compte, qu'ils aimeraient bien nous savoir plus pres mais
que de toute maniere la qualite de vie en Europe se degradait (dixit mon pere) donc qu'on devrait foncer, en ce que les concerne, si l'occasion se presentait.

Il faut dire aussi que je m'y sens bien. Toute cette lumiere...
j'adore la mer et l'ocean, nager est mon sport favori ... je reflechis meme a remettre
sur le tapis mon vieux reve d'il y a 20 ans, d'apprendre un peu de
biologie sous-marine ;) (il y a une formation de 2 ans a
Auckland-meme). Il y a plein de francophones dans les rues et j'ai
meme entendu parler allemand et .. tenez-vous bien, roumain ! Je vois
deja les filles apprendre l'anglais, ameliorer par des amities les 3
langues qu'elles parlent et faire une carriere diplomatique ;)
au service d'un pays qui a refuse d'envoyer des troupes en Irak.
(ben oui, puisque I. est tres douee pour les langues).

MAIS POURQUOI DIANTRE FAUT-IL QUE CE SOIT AUSSI LOIN ????
Pourquoi faut-il que ce soit une terre volcanique, que la mer soit si
pres tout autour, qu'un tremblement de terre eut detruit Napier au
siecle passe ? Que de volcans soient actifs ?

(acte manque ..les majuscules sont sorties toutes seules ;) )

Bref, si vous avez eu le courage de me lire jusque la, peut-etre pourriez-vous m'aider a reflechir un peu ?

01 martie 2005

28 februarie

Azi e ziua lui Karine, abia astept sa se scoale sa o sun.

La multi ani pisoiule mare !!!!!!!! Sa cresti mare si sa fii fericita !


Ieri (deci duminica la noi) am pornit la descoperit strada principala din Auckland unde se aglomereaza toti zgirie norii. De fapt sint vreo 3-4 strazi paralele pline de cladiri noi amestecate cu citeva bijuterii ...si zona se termina direct in unul din porturile comerciale.

Am reusit sa gasim la Dick Smith incarcator de baterii (aparatul foto nu mai merge cu baterii normale) si cablu pentru conexiunea internet, am mincat ceva (o placinta groaznica - un compronis intre o omleta si o budinca inalta, cu ceva urme de legume si sunca prin ea..mincare probabil f.f. englezeasca). Apoi am luat ferry-boatul pentru a merge pe insula cea mai apropiata. Au urmat plimbare, o baita in
mare, mincat si revenit acasa cu ferry. Cind am ajuns acasa pe la 6 seara am cazut morti si am dormit pina azi dimineata la 6 (m-am sculat si am mincat o piine cu dulceata.. P. care s-a culcat flamind nu a vrut sa se scoale sa mergem sa mincam). Afara am auzit un foc de artificii, dar nici acela nu a reusit sa ne trezeasca de tot. Sper ca somnul asta sa ajute la depasirea decalajului orar.. Ieri cum nu mergea aparatul foto am facut 3 poze numai dar am filmat mult.

27 februarie 2005

Ajungem la antipozi (I)

am ajuns de aproape 20 de ore la Auckland (este 1 noaptea, duminica, aici si 1 dupa-amiaza la Berlin, deci 2 la Cluj, si simbata). Am primit abia la amiaza cheile de la camere (si cum am intrat in camera am dormit. Era exact greseala pe care nu trebuia sa o facem pentru a nu suferi de decalajul orar si a intra direct in ritmul de la antipozi (puteam sa facem o siesta dar cred ca am dormit vreo 7 daca nu 8 ore). Drumul a fost obositor la culme si am dormi cite 10 minute pe ici pe colo in avionul de la Los Angeles la Auckland (deci in ultima parte de 12h a voiajului). Am plecat de la Berlin pe vreme destul de buna (ninsese un stropulet cu o zi inainte). Pina la Londra am zburat bine cu easyjet, la aeroportul Luton care e un pic mai in altitudine decit Londra ningea de nu mai putea, ne-a asteptat un sofer de taxi foarte dragut (traise si el citiva ani buni in Australia desi era londonez) si intr-o ora de taxi si 60 de lire (cu transpotul public ar fi fost 45) eram la Heathrow, unde deja coada la imbarcarea pentru noua Zeelanda era uriasa. Am facut o coada de aproape o ora pentru a inregistra bagajele, apoi inca una de 50 de minute pentru a trece controlul de securitate, si cum dupa controlul de securitate era scris ca dureaza 20 de minute sa ajungi la poarta de imbarcare, am alergat cit am putut (avionul pleca peste 30 de minute, in teorie, dar de fapt a asteptat pe toata lumea).

De la Londra am decolat (cu un Boeing 747-900 de aproape 400 de locuri (un 747 mic as zice eu) si am zburat mai intii deasupra Angliei, apoi a Marii Irlandei, Insulelor Shetland, si apoi desupra Groenlandei. Din pacate au fost nori pina am ajuns deasupra nordului Canadei. Am zburat la 11600 de metri altitudine si afara erau temperaturi intre -64 de grade si -48 de grade celsius. Avionul ne-a scuturat o data sau de doua ori dar nu mai rau decit un tren personal romanesc.

Deasupra nordului Canadei (am trecut cred peste statul Saschetawan, apoi peste Winnipeg si apoi o parte din regiunea marilor lacuri) cerul era perfect senin si am putut sa filmez putin intinderile acoperite cu zapada. Am zburat apoi deasupra Statelor Unite pina la Los Angeles. Nu stiu ce state am survolat dar la un moment dat am filmat un canion roz, apoi dealuri gri la nesfirsit (parea desert dar poate ca era numai iarba uscata, iarna, la inceput era zapada dar apoi numai inaltimile erau un pic albe,... si o pustietate (nu parea sa fie nici o localitate) timp de ceausri intregi. Singurele urme de civilizatie care se putea vedea din avion erau – o data – niste patrate de pamint cultivat si apoi timp de ore intregi numai cite o sosea dreapta care se intindea la nesfirsit. Apoi a trecut deasupra Muntilor Stincosi, acoperiti cu zapada, si - probabil - zapezi vesnice. Dupa ce am ajuns deasupra Stincosilor (Rocky Mountains) am continuat sa ii survolam catre sud pina am ajuns in California si am vazut marea, de fapt, pentru prima data vedeam Oceanul Pacific. Din Oceanul Atlanic nu vazusem nimic sau aproape, doar o mica fractiune de timp, cit cerul era limpede, se vedea oceanul gri de plumb sub noi (am filmat un picut).

In avion a fost confortabil. Dupa ce am decolat am mincat si noi prima masa pe ziua aceea, din ce ne pusesem cu noi (brinza, fructe). Apoi la vreo ora ni s-a servit si prima masa in avion. Buna si mai ales calda. O a doua masa am mincat-o cam la 2 ore inainte de a ateriza si intre timp au fost bauturi in permanenta. Stewardesele si stewarzii (un echipaj cred englezesc foarte dragut pina la Los Angeles) se plimbau mereu printre pasageri cu cani imense de apa cu lamiie ca sa nu se dezhidrateze nimeni si adevarul este ca mereu ne era sete. Umiditatea in avion este de cam 8%. La televizoare cu ecran imens plat si retroproiector, se dadeau filme, cam proaste. Am preferat sa ne odihnim si eu sa ma uit afara cind era ceva de vazut. P. ma lasase sa stau la fereastra. El a citit si mai ales a aspteptat cu rabdare sa treaca timpul si a rezistat eroic sa nu fumeze (era interdictie si nu fumase de cind ne lasase taxiul la Heathrow, si apoi dupa check-in). Inca nu stia ca de fapt nu avea sa fumeze pentru urmatoarele peste 29 de ore (spera sa se poata fuma la Los Angeles).

Din Los Angeles unde avionul s-a pus cu o finete incredibila dupa 12 ore de zbor nu am vazut decit siruri-siruri de case pe dealuri verzi si apoi, in oras, patrate de casute inghesuite una in alta, separate de strazi perfect perpendiculare. Si un terminal de aeroport cu mocheta si scaune vechi. A trebuit sa iesim din avion cu toate bagajele de mina (avionul a fost curatat, periat, controlat, alimentat cu kerozen, etc) si sa facem o coada de peste o ora, toti pasagerii, intr-o caldura umeda (peste 20 de grade) pentru a arata pasapoartele, da amprentele si a ne lasa fotografiati de serviciul de imigrare american. Noroc cu echipa la sol de la Air New Zealand (compania cu care am zburat) care s-a ocupat sa ne aduca apa de baut. Erau doar trei ofiteri de imigrare la peste 300 de persoane in tranzit si unul din ei s-a mai si plimbat .... Aveam sa constatam deosebirea cind, ajunging la Auckland dupa alte 14 sau 15 ore, vazind ce coada s-a facut la controlul de pasapoarte, vreo 6 ofiteri au venit si s-au instalat la ghisee. In 10 minute toata lumea a fost controlata). Dupa ce dupa o ora am avut in sfirsit privilegiul de a ne da amprentele (ca si cum nu ajunsese ca le dadusem o data pentru viza) si a-i lasa sa ne fotografieze mutrele zbirlite si obosite. Am stat inca mai bine de un ceas in sala de imbarcare cu mobilier si mochete vechi de macar 35 de ani (singurul loc accesibil, cu coridorul cel lung unde statusem la coada). Am miscat un pic, facut citeva miscari de gimnastica (mereu mi-a fost frica de sindromul clasei economice, o tromboflebita care se poate instala cind nu te misti ore intregi in avion,deci m-am miscat si in avion cit am putut..si l-am fortat si pe P). Eram deja oositi, la Berlin era 3 noaptea). Air New Zealand pusese la dispozitie un automat cu bauturi la pahar gratuite (sucuri gazoase si apa) si cosuri cu fructe si gustari de rontait, dar nu ne era foame, mesele din avion fusesera suficiente. Ceilalti oameni citeau, discutau, faceau exercitii de gimnastica serioase sau dormeau pe jos. Noi am hotarit sa nu dormim, sa asteptam a doua parte a drumului (alte 12 ore). Am adormit un pic de indata ce am fost lasati sa ne reimbarcam in acelasi avion dar cu alt echipaj (excellent dar parca mai putin comunicativ decit englezii, insa cu piloti tot asa de competenti). Am mincat o prima masa aproape prin somn..era deja 4 sau 5 dimineata la Berlin si am dormit vreo 4 ceasuri, pe sarite. Afara era deja noapte (la ora locala 6 a Los Angelesu-lui era deja noapte: noi am ajuns la 5 dupa amiaza si am prins un pic de soare dar apoi noaptea a cazut foarte brusc). A fost foarte interesant ca am facut prima parte a drumului in soare total (12 ore) – afara era asa lumina ca a trebuit sa tragem obloanele hublourilor de la avion) si a doua tot timpul in intuneric (alte 12 ore). In a doua pare a drumului am fost ceva mai mult scuturati si dupa cam 8 ore de zbor si dormit pe picaturi eram intepenit complet) nu prea am mai reusit sa dormim. Ne-am petrecut timpul chiorindu-ne cind nu ne cadea capul la ecranele TV (fara sonor, care era in casti dar nu aveam chef) si miscindu-ne, dar ff putin caci majoritatea pasagerilor dormeau. La un moment da ne-a razbit foamea (nici nu stiu ce ora era, cred ca cam 12 la amiaza la Berlin) si am mincat brnza si pachetelul de sunca pe care il aveam cu noi, plus un mar si mandarina. Stiam ca inainte a iesi din controlul vamal in Noua Zeelanda trebuia aruncat toata mincarea (ei nu au febra aftoasa, o boala teribila pentru oi...., nici alte boli legate de agricultura sau zootehnie) si cum au 40 de milioane de oi la 4 milioane de locuitori ar fi o catastrofa sa fie « importat » virusul acesta sau altii. Din pacate mandarinele ce le aveam cu noi erau acre si nemincable si au sfirsit la gunoi... la fel ca si piinea. Era mai bine sa fim perfect in regula decit sa luam vreo amenda. La carantina a mai trebuit sa declaram daca in ultimele 30 de zile am fost in vreo ferma sau in contact cu animale altele decit cele de apartament .... Si asa cind am ajuns la Auckland, ciinele dresat pentru a cauta alimente

s-a tinut ata dupa P. si l-a urmat pina la controlul de bagaje (bagajele erau controlate cu raze X . impotriva produselor organice mai ales) dupa ce le-am luat de la avion. Habar nu avem de ce a venit ciinele dupa el – nu a latrat. Ofiterul care il plimba l-a luat pe P. la intrebari (daca a fumat marijuana, daca are ceva sa isi reproseze) si un pic i-a fost lui P. frica sa nu fi pus cineva ceva ilicit in bagaje ; dar de fapt ciinele numai pe el il mirosea (din atita pasageri). Si in timp ce ofiterul de vama punea intrebari si P. era un pic incurcat, ciinele, o potaie neagra cu o blana superba, care stralucea de bine ce era hranit, il lingea pe P. pe miini.

Am iesit in sfirsit din aeroport si (era deja 6h30 dimineata la Auckland, 18h30 la Berlin) am constata ca plecaseram de 34 de ore din care 26 de zbor, cu 2 avioane. P. a reusit in sfirsit sa isi fmeze prima tigara. Ma asteptam sa faca urit in avion, sa fie nervos, dar a incercat sa nu se gindesca.

Am luat un taxi pina la rezidenta care era complet inchisa. Am trezit studentul care facea pe paznicul de noapte si ne-a lasat sa ne punem bagajele (camerele noastre erau ocupate, oamenii dormeau...si nu urma sa intram decit cel mai devreme la ora 11). Am pornit rupti de oboseala si abia tirindu-ne picioarele intepenite prin Auckland, fara sa stim incotro mergem. Era liniste, cintau pasrelele si o armata de "greieri" care fac foarte urit se auzeau peste tot. In rest aproape nimeni de strazi, dar soare si deja vreo 20 de grade. Am gasit aproape de port o cofetarie deschisa, ne-am luat de baut si am stat vreu ceas sa ne tragem sufetul citind brosurile despre Auckand luate din aeroport. Eram ingrijorati de bani, nu aveam nici un fel de lichid NZ (dolari NZ). Din fericire, am gasit imediat dupa cofetarie un automat, apoi inca vreo 4 sau 5, care iau cartile de debit nemtesti, asa ca ne-am linistit. Atunci am gasit o cafenea cu internet cafe. Dupa asta am luat-o inapoi, pe alt drum care s-a dovedit a fi strada principala din Auckland (orasul nu are un centru propriu zis, doar citeva strazi comerciale, iar restul pe o suprafata de 100 de kilometri de jur imprejur este tot Auckland dar cel mai mult este rezidential – blocuri turn, foarte rare si unele urite, sau case. Pe strada principala (Queen's, strada reginei) printre cladirile noi din sticla sau beton apare cite o bijuterie de arhitectura victoriana, este plin de magazine si mici baruri sau alte restaurantele de gen fast food (kebab grill, sushi – peste crud japonez). Am urcat Queen's street desculta (picoarele nu imi mai incapeau in pantofi) si am cumparat o caseta video pentru camera si un adaptator de priza (ne trebuia pentru camera, calculator, etc). Ne-am intors la rezidenta, oamenii inca nu dadusera cheile...am mai stau vreo ora, ..oamenii abia plecasera si camerele trebuiau curatate. Am mers si ne-am cumparat cite un sandwhich urias cu piine calda la la un Subway (un lant de sanwicherii american care exista chiar si la Berlin) si abia dupa 12h30 a reusit sa ajungem in camera. Cind ne-am sculat pe la 8 seara (8 dimineata la ora Berlinului) ne-am urnit cu greu in cautarea a ceva de mincat si baut (in camera era numai apa de robinet si pliculete cu cafea sau ceai negru). Coborind spre centru am dat de parcul pe linga care urcasem unde era acum o animatie teribila. Era se pare o sarbatoare de sfirsit al anului nou chinezesc si intr-un pavilion se cinta ceva (o orchestra) in timp ce oamenii se plimbau sa admire lampioanele. Lampioane suspendate erau peste tot (unele simple rosii, in ghirlande, dar erau si multe alte forme... Erau si citeva zeci de lampioane uriase ..in forma de cani de ceai, sau de cocosi, (un lampion de 2 metri, cred ca este anul cocosului !), altele in forma de razboinici care se bateau cu sabii, sau de pesti suspendati. Din pacate nu numai ca ne era foame dar ni se si terminasera bateriile din camera de filmat, asa ca nu veti avea imagini prea grozave sa vedeti. Cind coboram mai departe delusorul catre centru am vazut si un mic foc de artificii, ..in cinstea noastra desigur. Am uitat sa va spun ca eram in mineca scurta si in sandale. Aici este sfirsitul verii, cald si doar foarte usor umed. Nu ma reusit sa dam peste un restaurant neo-zeelandez autentic deschis (era 11 noaptea deja). Am mincat niste piept de pui la gratar foarte condimentat la un portughez am mai admirat iluminatia cladirilor, ne-a cumparat -scump- ceva mincare pentru micul dejun de miine (e duminica) si am venit in camera. Acum e ora 2.30 dimineata si cum sintem inca pe ritm inversat nu dorm. Miine speram sa mergem cu ferry-boatul sa vizitam o insula, dar inca nu stim care).